
Le Directeur de Publication du journal, Magnus Chienku Biaga qui était face à la presse jeudi 2 novembre 2017 à Yaoundé a déclaré que cette mutation prend effet à partir du 6 novembre prochain.
Le Cameroun a donc désormais son tout premier et unique quotidien privé bilingue. Une grande première, un nouveau défi pour le Directeur de Publication du journal : « Le projet du quotidien bilingue nous a toujours habités. Il était en effet inscrit dans de ce projet. Il nécessitait tout simplement une maturation et la mobilisation des agrégats nécessaires à son lancement » a déclaré Magnus Biaga au cours de la conférence de presse de lancement de ce Quotidien privé bilingue le 2 novembre 2017 à Yaoundé. «A vrai dire, nous avons toujours ressenti comme une sorte d’incomplétude, du fait qu’Emergence, jusqu’alors, ne comptait pas parmi ses cibles, les camerounais d’expression anglaise, qui constituent 20% de la population globale. Nous ressentions alors de la culpabilité de les avoir lésés » a-t-il ajouté.

Créé en juin 2010, d’abord comme Hebdomadaire, Emergence devient quatre ans plus tard soit le 6 janvier 2014, un Quotidien. Trois années après, le journal devient bilingue. « Le défi pour nous est sans doute celui de la parution, mais, depuis que nous sommes lancés dans cette aventure, d’abord comme hebdomadaire, puis comme quotidien, jamais nous n’avons manqué une seule parution » rassure le propriétaire du journal qui a annoncé l’ouverture de nouveau bureaux journal dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Ces nouveaux bureaux viennent se greffer à ceux qui existent déjà dans les autres régions du pays. Le journal vient d’ailleurs de renforcer ses effectifs avec le recrutement des journalistes anglophones qualifiés et à même d’apporter à ce premier quotidien privé bilingue du Cameroun, la tonalité que tout le monde attend. C’est donc une quarantaine de jeunes journalistes qui vont ainsi travailler pour le bon fonctionnement de ce journal « qui a toujours défendu les plus faibles » et qui est même déjà doté d’une imprimerie moderne.
Ericien Pascal Nguiamba















