Cette initiative vise, souligne le Secrétaire Général de La Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme (CNPBM), à évaluer l’efficacité des activités menées dans le cadre d’un protocole d’accord avec des organisations de la société civile, en vue de promouvoir la paix, la cohésion nationale et la coexistence pacifique.
Des responsables de la Commission ainsi que des représentants de l’Association pour la promotion du patriotisme au Cameroun ont pris part à une réunion qui s’est tenue à Maroua mardi 30 juin 2026. Cette visite s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour évaluer la mise en œuvre des activités par les partenaires de la société civile et renforcer les stratégies de lutte contre les discours de haine au niveau local.
Le Dr Chi Asafor a expliqué que cette évaluation intervient alors que le protocole d’accord actuel touche à sa fin, rendant nécessaire de vérifier si les rapports soumis par l’organisation partenaire reflètent la réalité du terrain. Il a souligné que les conclusions permettraient d’identifier les lacunes et de réorienter les stratégies afin d’améliorer la mise en œuvre future.
À l’approche des élections municipales et législatives, le Secrétaire général a souligné la nécessité de renforcer le rôle de la société civile dans la prévention de la propagation des discours de haine et la préservation de la cohésion sociale. Il a ajouté que la Commission a également mobilisé les chefs traditionnels et les jeunes en diffusant des supports de sensibilisation et en les encourageant à promouvoir la paix et à rejeter la xénophobie.
Le coordonnateur de l’Association pour la promotion du patriotisme au Cameroun, Mboake Honoré, a déclaré que l’organisation promeut les valeurs patriotiques, la coexistence pacifique et la cohésion nationale depuis 2019.
Il a souligné qu’avec le soutien logistique de la Commission, l’Association mène des campagnes de sensibilisation à l’occasion de tournois de football organisés pendant les fêtes, de festivals culturels, d’émissions de radios communautaires et de rassemblements traditionnels. Mboake a également indiqué que les messages sont traduits dans les langues locales afin de garantir qu’ils atteignent les populations à la base.
Le coordinateur a déclaré que ce partenariat a contribué à réduire les discours de haine et la xénophobie dans toute la région de l’Extrême-Nord, tout en renforçant l’unité nationale et la coexistence pacifique.


















