La plateforme « Solidarité » qui soutient l’action du gouvernement sur la réforme du BGFT, l’encourage à soutenir le ministère des transports dans la mise en œuvre effective des innovations nées du décret du 16 juillet 2025 et à aller jusqu’à la reforme totale du BGFT. El Hadj Hamadou Djika, Président de l’Intersyndical des transporteurs routiers de personnes et de marchandises « Solidarité » (qui compte une cinquantaine de syndicats) et ses camarades sollicitent également l’intervention urgente des autorités publiques concernées contre les dirigeants syndicaux coupables de tentatives de déstabilisation des institutions républicaines. En savoir plus.
La dernière sortie médiatique de la plate-forme syndicale « Solidarité » le 19 août 2026 a mis l’accent sur la solidarité gouvernementale. Un appel a ainsi été lancé à tous les membres du gouvernement agissant dans le secteur des transports en général, d’apporter tout leur soutien à leur collègue du ministère des transports. Après avoir œuvré pour la levée du mot d’ordre de grève, l’intersyndical des transporteurs routiers de personnes et des marchandises, « solidarité », revendique l’application du décret du 16 juillet 2025.
La plateforme syndicale « solidarité » a pris l’engagement depuis plusieurs années de dénoncer les pratiques qu’elle qualifie d’ « illégales » et « les dysfonctionnements » du Bureau de gestion du fret terrestre(BGFT), pourtant créée par l’Etat du Cameroun, mais qui est devenu, selon cette plateforme, un « no man land » acquis au seul profit de ses principaux dirigeants et ceux du syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun(SNTRC).

Selon El Hadj Hamadou Djika(Photo), Président de l’Intersyndical des transporteurs routiers de personnes et de marchandises (qui compte une cinquantaine de syndicats), ces dénonciations ont fini par rencontrer un écho favorable au sommet de l’Etat, lequel a commencé par apporter un début de solutions aux « jérémiades » et « désidératas » des autres syndicats lésés.
La transformation du Conseil national des chargeurs du Cameroun(CNCC) en société publique à travers le décret du 16 juillet 2025 du Président de la République, Paul Biya, en est la parfaite illustration soutiennent les dirigeants de la plateforme « Solidarité » qui étaient face à la presse nationale et internationale le 19 août 2026 à Yaoundé. Selon les responsables de cette plateforme syndicale, ce décret qui confère aussi au CNCC un droit de regard dans la production des lettres de voiture, notamment la LVO (Lettre de voiture Obligatoire ou intérieure), est considéré pour les dirigeants du BGFT comme « une sorte d’ingérence du gouvernement dans la gestion de leur « chose » ».

Bon à savoir, en application de certaines dispositions dudit décret, le ministre des transports Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe a mis sur pied une plateforme de réflexion (comité ad-hoc) des principaux acteurs du secteur y compris les dirigeants du BGFT. « Malheureusement ces derniers ont refusé toute participation aux débats de cette plate-forme » soutiennent les responsables de « Solidarité ». Ils dénoncent le fait que les principaux dirigeants du BGFT qui sont en même temps les principaux responsables du SNTRC, avaient voulu « instrumentaliser » les membres du SNTRC et d’autres petits syndicats satellites, afin d’observer un mot d’ordre de grève. Heureusement, la grève sera annulée au terme des négociations entre les différentes parties.
En effet à l’issue d’une réunion de concertation tenue le dimanche 23 août 2026 sur instruction du Premier Ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, et présidée par le ministre des transports , Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, en présence de ses collègues du commerce(Luc Magloire Mbarga Atangana) , du travail et de la sécurité sociale(Grégoire Owona), toutes les revendications portées par les responsables syndicaux avaient été examinées. Elles ont abouti sur des mesures d’apaisement claires. Ces résolutions concernent notamment l’application de certains textes en vigueur, les contrôles routiers des marchandises en transit, les tracasseries policières, les contrôles de gabarie et l’état de dégradation de certains axes routiers.
S’inscrivant en droite ligne de ses précédentes actions médiatiques, la plate-forme syndicale « Solidarité » dont l’objectif final est la réforme totale du BGFT au profit de tous les transporteurs, s’engage davantage à travailler aux côtés des institutions de la république afin de faire respecter les textes, règlements et lois en vigueur au Cameroun.
Pour son président M. El Hadj Hamadou Djika, le secrétaire général Nguidjob Martial, et d’autres membres influents comme Beauclair Ngakam président national du syndicat des transporteurs routiers du Cameroun, il est question aujourd’hui de mettre en œuvre une synergie d’actions des membres du gouvernement autour de la gestion du fret terrestre et la sécurisation des recettes publiques. La plateforme « Solidarité » qui soutient l’action du gouvernement sur la réforme du BGFT, l’encourage à soutenir le ministère des transports dans la mise en œuvre effective des innovations nées du décret du 16 juillet 2025, à aller jusqu’à la reforme totale du BGFT, mais également de solliciter l’intervention urgente des autorités publiques concernées contre les dirigeants syndicaux coupables de tentatives de déstabilisation des institutions républicaines.
Ericien Pascal.














