Ce fils du Sud du Cameroun, basé à LIMOGES en France, a un parcours exceptionnel qui fait de lui un homme d’actions concrètes sur le terrain. HERVE NICOLE MINKO qui maitrise avec aisance les ficelles de l’administration camerounaise à travers d’immenses services rendus à son pays, relèvent actuellement les défis de la gestion municipale à la Mairie de Limoges, en France. Ce jeune, dynamique, dont la générosité débordante ne souffre d’aucune contestation, est aujourd’hui à la tête de deux grandes associations (« Terre Fertile de Meyomessi » au Cameroun et « Nsamba Ensemble », basée à Limoges) à travers lesquelles, il s’investit, sans relâche, afin d’apporter des solutions idoines aux préoccupations des populations locales. Dans une interview exclusive accordée à nos confrères de Glance, HERVE NICOLE MINKO se dévoile, et expose ses ambitions de développement. Entretien à lire à tout prix.
HERVE NICOLE MINKO, Vous avez connu les rouages de la haute administration Camerounaise avant de rejoindre la municipalité de Limoges. Mais au-delà des dossiers et des chiffres, on sent chez vous une fibre sociale très forte. Quel a été le véritable déclic ?
Le déclic est très personnel, il réside dans cette volonté profonde d’être au service des plus vulnérables. Pour moi, le bonheur ne se trouve pas dans les honneurs, mais dans chaque larme qu’on essuie et chaque sourire qu’on fait naître. C’est ce besoin d’apporter du réconfort et de soulager la souffrance qui constitue le moteur de mon engagement.
Est-ce que votre expérience de serviteur de l’État a influencé votre manière de gérer vos associations aujourd’hui ?
Absolument. Dans l’Administration publique, la gestion de la « chose publique » est notre leitmotiv ; nous mettons la satisfaction de l’usager au centre de tout. J’applique cette même rigueur et ces compétences au sein de mes deux associations. L’idée est de mettre ce savoir-faire au service de la fraternité et du bien-être de tous.
Parlons de « Terre Fertile ». On imagine souvent le développement par la technologie, mais vous, vous parlez de retour à la terre…
Parce que la Terre, c’est la vie. Tout ce que nous consommons vient d’elle. L’objectif de Terre Fertile est de créer des liens de solidarité entre tous ceux qui aiment ce travail. Malgré un contexte économique précaire au Cameroun, le bilan est encourageant. Grâce aux efforts publics et à la détermination de nos membres, nous aspirons vraiment à des lendemains meilleurs.
À côté, il y a « Nsamba Ensemble », basée à Limoges. Quelle lacune spécifique cette structure vient-elle combler ?
Dès sa création, Nsamba Ensemble a eu pour souci majeur de combler des lacunes d’ordre économique et financier. Nous intervenons là où le besoin de soutien matériel et d’accompagnement se fait sentir.
Si vous deviez nous citer un exemple de réussite, une personne ou un projet qui vous a marqué ?
Il est difficile de ne citer qu’un individu. Nos projets ont pour mérite d’avoir impacté un nombre très large de personnes. C’est cette dimension collective qui fait notre force ; l’impact est global, il touche des communautés entières.
Une question que beaucoup se posent : comment pilotez-vous tout cela depuis Limoges sans être déconnecté de la réalité du terrain au Cameroun ?
Le secret, c’est l’humain. Je m’entoure d’hommes et de femmes aux compétences avérées, des gens rompus à la tâche qui partagent ma vision. Grâce aux comptes rendus quotidiens, je reste au faîte de l’actualité. Et puis, Internet facilite tout : nous tenons très régulièrement des réunions par visioconférence pour rester en prise directe avec la réalité.
Vous n’échappez pas aux critiques sur les réseaux sociaux. Comment vivez-vous cette adversité ?
Vous savez, les réseaux sociaux élargissent la visibilité de toute activité. Les critiques nous permettent d’améliorer notre rendement. Nos résultats sont ma meilleure réponse : ils sont une invitation à redoubler d’ardeur. Face à la contradiction, nous opposons nos efforts et nos sacrifices.
Et sur la question de la transparence financière, comment rassurez-vous vos partenaires ?
La gestion est extrêmement rigoureuse. Nous avons des mécanismes de contrôle stricts. De l’état des besoins jusqu’à la distribution, nous nous assurons que les ressources arrivent aux véritables bénéficiaires. C’est un accompagnement de bout en bout.
Quels sont vos grands chantiers pour l’horizon 2026 ?
Ils sont vastes ! Ma priorité est la création d’un siège social pour l’association, afin d’offrir à nos membres les meilleures conditions de travail. Nous allons aussi renforcer les formations et séminaires pour nos équipes. Enfin, je souhaite signer des accords de partenariat à long terme avec des ONG internationales pour accroître nos initiatives en faveur du développement durable.
Pour finir, HERVE NICOLE MINKO, quel est le premier conseil que vous donneriez à un jeune qui veut s’engager ?
Le premier conseil que je pourrai donner est d’abord de procéder à une étude de terrain afin de mieux choisir le domaine social vers lequel on veut s’engager.
Faire une étude de faisabilité du secteur en question en vue d’élaborer un bon business plan. S’entourer des membres qui partagent la même vision. Enfin croire en ce que l’on fait.














