
Echanges, débats, tables rondes, rencontres, ont meublé cet évènement placé sous le très haut parrainage du Président Camerounais, Paul Biya et organisé du 26 au 28 novembre 2018 à Yaoundé sous le thème « Archives : Gouvernance, Mémoire et Patrimoine ». D’importantes personnalités mondiales du domaine des archives ont pris part à cette conférence annuelle qui se tenait pour la toute première en Afrique.
Plus de 500 délégués et plus d’une soixantaine de pays d’Afrique, d’Asie, des Amériques, d’Europe et d’Océanie, des experts, historiens professionnels compétents et talentueux, se sont réunis à Yaoundé la capitale camerounaise à l’occasion de cette 8è Conférence annuelle du Conseil Internationale des Archives(ICA) pour aborder les défis qui se posent au continent africain dans le domaine de l’archivage et de la gestion documentaire. La conférence ouverte par le Premier Ministre du Cameroun Philémon Yang le 26 novembre 2018 au Palais des Congrès de Yaoundé, au nom du Chef de l’Etat, Paul Biya, a été marquée par la présence du président du Conseil International des Archives David Fricker et toute sa délégation, Justus Wamukoya Coordonnateur Programme à l’ICA ainsi que le Président Directeur Général de Bibliothèques et Archives nationales du Québec Jean Louis Roy, l’ancien ministre de la culture de Haïti Monique Rocourt entre autres.
Dans sa leçon inaugurale, Jean Louis Roy a relevé le rôle des archives dans la résolution du conflit entre le Cameroun et le Nigeria sur la Presqu’ile de Bakassi. « C’est grâce aux archives du Cameroun, du Nigéria et des Nations unies que le conflit de Bakassi a été géré pacifiquement devant la cour internationale de justice… une frontière de 1300mettre a été retracée grâce à des vieilles cartes… » a-t-il indiqué.
Mais l’on a constaté que Les principaux défis auxquels sont confrontés les archivistes et les gestionnaires des documents dans les pays africains ainsi que les défis liés à l’acquisition de ressources et de l’accès à du personnel qualifié demeurent. Bon nombre de défis auxquels sont confrontés les archivistes africains découlent du manque d’engagement et de compréhension des responsables gouvernementaux, des organismes de financement régionaux, internationaux et des organisations de la société civile, en ce qui concerne l’importance et la valeur des archives.

Les participants ont donc jugé important que les archivistes et les gestionnaires de documents, les hauts responsables des gouvernements, les organisations de la société civile et les bailleurs de fonds régionaux et internationaux s’engagent sur le long terme en vue de défendre et de promouvoir les programmes et des politiques archivistiques à mettre en œuvre et recevant les ressources appropriées.
En outre, il a été souhaité une plus grande synergie entre africains dans ce secteur, notamment le dialogue entre africains et avec la communauté internationale. Surtout que le patrimoine documentaire archivistique africain ne se trouve pas seulement en Afrique mais se trouve aussi dans les institutions archivistiques étrangères.
Pour le Ministre camerounais des arts et de la culture le Pr. Narcisse Mouelle Kombi qui a présidé la cérémonie de clôture « ces assises ont tenu la promesse des espérances placées en elles » puisque cette rencontre a offert « la grande opportunité pour l’examen et la discussion des questions dont l’enjeu est grand pour l’archivistique en Afrique et dans le monde ». Narcisse Mouelle Kombi a à cet effet annoncé que le gouvernement camerounais s’engage à mettre en œuvre un ambitieux programme national de sauvetage des archives qui conduira inéluctablement à la restructuration et à la reconfiguration de la physionomie mais également du contenu des archives au Cameroun. Des fonds sont d’ailleurs déjà disponibles pour la réhabilitation et l‘extension des bâtiments des archives de Yaoundé et de Buea a annoncé le Ministre camerounais des Arts et de la Culture.
Ericien Pascal Nguiamba














