
La présidentielle aura lieu le 23 décembre 2018. La campagne bat son plein à l’intérieur du pays. Dans la capitale c’est la bataille des affiches des candidats. Philippe Mulenga Kabeya candidat aux élections des députés nationaux à Lukunga et d’autres congolais rencontrés à Kinshasa invitent leurs compatriotes à proner la paix et le calme.
« Je tiens à féliciter la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) pour le travail qu’elle est entrain d’abattre. Nous sommes de ceux là qui pensaient que le 23 décembre il y’aura bel et bien élection, avec ou sans machine à voter » déclare celui qui se qualifie comme le « candidat du renouveau, candidat du changement».
Pour lui, le Congo est un peuple non violent, même s’il est vrai qu’on note des dérapages de la part de certains acteurs politiques. « Nous voulons que les élections se déroulent dans le calme et la tranquilité. C’est la raison pour laquelle nous avons prôné la non violence depuis très longtemps et nous pensons que cette fois-ci ça se passera dans le calme et le meilleur va gagner » dit-il tout en espérant voir arriver aux affaires, « une nouvelle génération des hommes intègres ».
Dans les rues de Kinshasa, les candidats se livrent une véritable bataille à travers les affiches. Au carrefour Socimat dans la commune de Gombé comme partout dans la ville, les affiches se retrouvent sur des poteaux électriques, les panneaux publicitaires, les murs, les barrières, et même sur des véhicules. Les candidats à l’élection présidentielle et aux législatives ne ménagent aucun effort pour se donner une visibilité auprès du grand public.
Les congolais sont véritablement engagés à renouveler la classe politique nationale. Pour Joseph Moli, un kinois rencontré au niveau de la Gare Centrale « personne ne va boycotter les élections à condition que les machines à voter soient là. Nous serons là pour voter» dit-il.
Christian Shabantu, un autre habitant du district de Kinshasa estime que « c’est hyper important de voter car ça fait pratiquement 6 ou 7 ans que nous attendons ce moment et pour tout ce qui se passe je préfère donner ma voix à une personne qui va me représenter plutôt que de me taire et de rester à la maison. Nous irons voter, on ne va pas parler des élections toute la vie ».
A la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI), l’on est « pour des élections transparentes crédibles et apaisées ».
Ericien Pascal Nguiamba envoyé spécial à Kinshasa














