
Le constat vient d’être fait par le ministre des affaires sociales, Pauline Irène Nguene,A l’occasion de la célébration de la 3e édition du Boulevard de la Protection de l’Enfant à la Mairie du 4e arrondissement de Yaoundé. Instauré par le gouvernement du Cameroun depuis 2017, il vise à renforcer les activités menées à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Enfant Africain dans un site ouvert et aménagé en espace d’activités.
Il s’agit d’une occasion de mobilisation de toute la communauté,y compris les enfants eux-mêmes autour des enjeux se rapportant à la protection de l’enfant. D’où le thème choisi pour la célébration de cette 3e édition à savoir » Crise humanitaire et protection des enfants contre les stupéfiants et substances psychotropes ». Le constat est alarmant. Le phénomène de consommation des stupéfiants et substances psychotropes par les enfants demeure émergent au Cameroun. En effet selon les statistiques issues de l’étude du Global Youth Tobacco Survey menée au Cameroun en 2008 en milieu jeune sur la consommation abusive des drogues notamment du tabac par la jeunesse révèlent que 15% d’élèves entre 13 et 15 ans fument régulièrement ; 31% de jeunes sont des potentiels consommateurs, dont 9,2% de filles à 18 ans et 31% de garçons avant l’âge de 10 ans; 44% des jeunes scolarisés ont déjà eu leur première clope ; 6,4% ont reçu des cigarettes gratuites des responsables des compagnies. Par ailleurs révèle le Ministre des affaires sociales, il ressort de l’étude cartographique réalisée au Cameroun en 2015 sur l’usage abusif des drogues par la jeunesse, que 10% de jeunes scolarisés et les personnes en situation sociale précaire sont des usagers réguliers des drogues principalement le cannabis et le tramol. Le thème choisi pour la célébration de la 3e édition du Boulevard de la Protection de l’Enfant était donc « une interpellation sur l’épineux problème de la consommation des drogues et stupéfiants par les enfants et appelle par conséquent, la conscience nationale sur la protection des enfants contre ces fléaux sociaux émergents » a déclaré dans son discours le Ministre des affaires sociales du Cameroun Pauline Irène Nguene. Car ces fléaux sociaux peuvent aboutir à des conséquences graves sur les enfants, et sont de nature à hypothéquer leur avenir.
Ericien Pascal Nguiamba à Yaoundé













