
Ce Colloque organisé le 9 août 2019 dans le cadre de la célébration de la 25e édition de la Journée Internationale des Populations Autochtones (célébrée chaque 9 août),avait pour thème « Langues et Développement des Peuples Autochtones ». C’est le Ministre des Affaires Sociales du Cameroun, Pauline Irène Nguene qui a ouvert les travaux de ce Colloque en présence du Représentant Régional du Centre pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique centrale (CNUDHD-AC).
Les participants à ce colloque national,150 au total étaient des administrations publiques, les partenaires au développement,les programmes et projets,les Organisations de la Société Civile et des organisations des populations autochtones vulnérables. Présence également du Représentant Régional du Centre pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale (CNUDHD-AC) Louis-Marie Bouaka qui s’est chargé de la lecture du message du Secrétaire Général des Nations-Unies. Ce Colloque avait pour objectif de définir les grandes orientations du Cadre stratégique de développement des populations autochtones du Cameroun, mais aussi de développer une vision partagée des principaux axes d’intervention en faveur de la promotion et de l’inclusion socioéconomique des populations autochtones, dégager les grandes orientations de politique sectorielle en faveur des populations autochtones par axe d’intervention. Il était aussi question d’esquisser les contours d’un document stratégique consensuel destiné aux acteurs et bailleurs potentiels en vue de garantir plus d’efficacité et d’efficience dans les actions engagées en faveur du développement des populations autochtones et enfin de proposer des stratégies et des actions concourant au renforcement de la synergie d’action en matière de protection des droits des populations autochtones. « Ce Colloque vise deux objectifs importants. Tout d’abord réitérer l’engagement du gouvernement avec l’appui de ses partenaires à leur garantir les mêmes chances d’accès au bien-être et à l’épanouissement en faisant effectivement d’eux les acteurs de leur propre développement dans tous les secteurs de la vie socio-économique nationale. Ensuite, il sera question au cours desdites Assises de tracer les grandes lignes du cadre stratégique de promotion du développement desdits peuples dans la perspective de l’émergence de notre pays à l’horizon 2035 » a déclaré le Ministre des Affaires Sociales du Cameroun. Mais Pauline Irène Nguene a également noté les doléances des populations autochtones déballées par leurs représentants.

Au Cameroun ces populations font face à plusieurs maux tels que les violations de leurs droits et libertés, les problèmes fonciers, d’insertion socio-économique, la non reconnaissance de leurs activités , l’accès à l’éducation et aux services sociaux de base. A celà s’ajoutent les problèmes d’insécurité. Leurs enfants sont souvent enlevés et des grosses rançons exigées par les ravisseurs, leurs bétails et leurs maigres ressources régulièrement spoliés. Il ya aussi les problèmes liés aux changements climatiques. Les populations autochtones ont par ailleurs évoqué la nécessité de la création des centres d’état civil pour leurs enfants et le recrutement des jeunes qui souhaitent également être admis dans les grandes écoles de formation du pays et à la fonction publique Camerounaise. Les peuples autochtones ont aussi dans leur chapelet de doléances, demandé au gouvernement de valoriser leur langue et leur culture ainsi que leurs activités traditionnelles. Au Cameroun on distingue deux grandes catégories de populations autochtones à savoir les communautés Mbororos qui sont des éleveurs nomades repartis sur l’ensemble du territoire national avec des fortes concentrations dans les parties septentrionales et méridionales du Cameroun et les communautés « 4B » communément appelés « Pygmées » réparties en trois groupes distincts, les Bakas, les Bakola/Bagyelis, et les Bedzan.
Ericien Pascal Nguiamba













