
Le pays vient de célébrer la 9è Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local, et la 3è Journée Africaine de l’Enregistrement des Faits et des Statistiques d’Etat Civil. Une occasion idoine pour faire le point dans un pays où le gouvernement entend conduire le processus de décentralisation de façon maitrisée, en intégrant, dans une logique participative et inclusive, l’ensemble des acteurs concernés. L’Etat civil, lui, constitue un service social névralgique. Le Ministre camerounais de la Décentralisation et du Développement local, Georges ELANGA OBAM dresse le bilan et édifie sur les actions et initiatives du gouvernement dans ces secteurs.
Le Cameroun a célébré la 9è Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement local et la 3è Journée Africaine de l’Enregistrement des Faits statistiques d’Etat Civil, le 10 août 2020. C’était à Okola et au village konabeng, deux localités situées non loin de la capitale Yaoundé. Une occasion pour le Ministre Georges ELANGA OBAM d’indiquer que « la thématique retenue pour la célébration de cette édition de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local constitue, à n’en point douter, une interpellation forte pour plus d’implication des acteurs locaux en matière de contribution dans la prévention des conflits, la gestion des situations d’urgence et le maintien de la paix. Et ce, conformément à l’esprit et à la lettre de la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local, dite Charte de Malabo ». En adoptant en décembre 2019, un cadre juridique approprié, le Cameroun « entend continuer sa marche en avant dans la dynamique d’approfondissement et d’accélération de la décentralisation, tout en puisant aux sources de sa double appartenance aux modèles culturels d’inspiration francophone et anglo-saxonne » a souligné le Ministre Georges ELANGA OBAM, au cours de cette célébration. Pour lui, « Cette logique déjà ancienne, visant à ancrer la décentralisation dans la trajectoire historique de notre pays, empruntée par les pouvoirs publics pour ce faire, à travers notamment l’élargissement du champ des compétences transférées aux collectivités territoriales décentralisées, de même que la reconnaissance d’un statut spécial pour les Régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, est à féliciter ». Georges ELANGA OBAM souligne que la volonté du gouvernement consiste à conduire le processus de décentralisation de façon maitrisée, en intégrant, dans une logique participative et inclusive, l’ensemble des acteurs concernés à cette belle symphonie ». Dans cette perspective, ajoute le Ministre de la Décentralisation et du Développement local, les balises sont posées avec notamment, sur le plan normatif, la promulgation de la loi portant Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées, une loi dont les dispositions généreuses à souhait, fixent à au moins 15% le taux des recettes de l’Etat à effectuer à la Dotation Générale de la Décentralisation. Avec, aussi, sur le plan institutionnel, la création de la National School Of Local Administration(NASLA), en prélude à la mise en place d’une fonction publique locale de qualité et disposée à œuvrer à la promotion du développement local.

Quant à l’Etat Civil, c’est un Service social névralgique. En effet, l’enregistrement des faits d’état civil et la maitrise des statistiques induites constituent, pour tout décideur, qu’il soit au niveau central ou au niveau local, un outil indispensable de planification du développement, de distribution spatiale des infrastructures et équipements sociaux, de même d’administration du service public. Il faut souligner ici que le gouvernement a initié, dès 2007, une réforme en profondeur du système d’état civil camerounais, réforme dont la mise en œuvre a démarré en 2010 avec à ce jour des résultats probants. On peut citer à cet effet la révision de l’ordonnance du 29 juin 1981 portant organisation de l’état civil, avec des innovations notoires, telles que la mise déjà effective, du Bureau National de l’Etat Civil ; le rallongement des délais de déclaration des faits d’état civil ; le changement nécessaire de dénomination des centres spéciaux d’état civil en centre secondaires, rattachés aux centres principaux logés dans les communes concernées pour un meilleur encadrement. Il faut aussi noter l’adoption, par le gouvernement, du Plan Stratégique de réhabilitation de l’état civil du Cameroun, pour la période 2018-2022, ainsi que la validation du schéma directeur d’informatisation du système d’état civil du Cameroun.
Au Cameroun, pour démontrer sa volonté d’accentuer le processus de décentralisation, le gouvernement a décidé de délocaliser les célébrations de la capitale. La Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local, s’est célébrée à la commune d’Okola dans la région du centre. Et la Journée Africaine de l’Enregistrement des Faits et des Statistiques d’Etat Civil, à Konabeng petit village situé non loin d’Okola. Ici, le Ministre Georges ELANGA OBAM a procédé à la visite du Centre d’état civil du village et a fait des dons, notamment des registres d’état civil entre autres.
Ericien Pascal Nguiamba


















