
C’est le Ministre des travaux publics(Mintp), Emmanuel NGANOU DJOUMESSI qui dirige personnellement les présentations et échanges depuis lundi 21 mars 2022 dans la capitale Yaoundé avec tous les acteurs impliqués dans la réalisation de ces projets routiers et autoroutiers à travers le pays. Bilan à mi-parcours, perspective et quelques goulots d’étranglement.
«Il faut consolider dans un document unique, tous les projets routiers en cours d’exécution, dans la région de l’Extrême-Nord, en mettant en relief ceux dont la maitrise d’ouvrage est assurée par le Minepat (Ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du territoire ndlr), en saisir le Minepat pour la mise en cohérence des options techniques ». Le ton est donné par le patron des travaux publics au nom du gouvernement camerounais dont la construction des infrastructures routières et autoroutières est une priorité. C’est l’une des recommandations fortes du Ministre à l’ouverture des travaux à l’immeuble émergence, siège du ministère des travaux publics situé non loin de la poste centrale, en plein cœur de la capitale. Préoccupation soulignée, certaines entreprises ont dû arrêter les prestations parce que les paiements des décomptes sont retardés. Mais tel ne devrait as être le cas, fait observer le patron du Mintp dans la mesure où ces marchés sont attribués aux entreprises sur la base de leur déclaration, capacités financières. Il faut donc quelles s’organisent avec des partenaires bancaires, surtout que le Cameroun s’est engagé à réaliser ces infrastructures routières suivant le programme politique du Président de la République.
Pour le cas de la Route Galim – Bamendjing – Foumbot – Bangangté, les travaux sont réalisés à 95,40%. L’on note que la construction de l’itinéraire de 107 km est en cours d’achèvement avec un taux de réalisation satisfaisant. Les travaux ici consistent en la construction d’une route sur une longueur de 107 km, avec une chaussée à 2 voies de 7 m et des accotements de 1,5 m chacun, ainsi qu’à la construction des ouvrages d’art et ouvrages hydrauliques. Voie indispensable pour l’acheminement de la production locale des localités traversées par le projet, la route Galim-Bamendjing-Foumbot-Bangangté est également une alternative à la liaison Centre-Ouest via la petite ville de Bangangté. Ce projet de construction de la route de désenclavement du bassin agricole s’inscrit dans la politique du gouvernement visant à développer les zones de forte production agricole en facilitant la circulation, des points de production vers les grands centres de commercialisation et en réduisant les pertes post-récoltes qui constituent l’une des contraintes les plus redoutables pour les agriculteurs camerounais. Dans l’ensemble, ce projet permettra sur le plan économique, de favoriser les échanges dans la Région de l’Ouest et les autres Régions du pays et de faciliter le mouvement des produits de cette région à fort potentialité agricole.
Entre autres annonces fortes, le démarrage prochain des travaux de la Route Babadjou-Bamenda sur la section Babadjou – Matazem. Dans sa configuration actuelle, le projet comporte quatre sections. La plus longue, Babadjou-Welcome to Bamenda (35, 05 kilomètres) a été divisée en deux lots : Babadjou-Matazem (17 kilomètres) et Matazem-Welcome Bamenda (18 kilomètres). Les deux autres sections à savoir : Voie de contournement de la falaise de Bamenda (4,930km) et Ecole des champions-Agence de voyage Amour Mezam-junction-finance junction-veterinaty-junction (11, 990km) n’ont subi aucune modification.
Quant au projet routier Foumban – Koumpamatapit – Limite OU/NW, l’on a décrié le faible rendement de l’entreprise en charge de la réalisation de ce projet dont l’objectif est de construire une route de 54km dans le département du Noun, toujours dans la région de l’Ouest. Les travaux lancés le 15 Janvier 2019 sont à peine réalisés à 26,18% pour une infrastructure dont l’objectif à terme est de contribuer au désenclavement du département du Noun.
Quant au projet de l’autoroute Yaoundé-Douala qui intéresse une large majorité des populations camerounaises, pour ce qui est de sa phase I, la réception provisoire a été prononcée le 28 décembre 2021.A date, l’entreprise en charge du projet est entrain de lever les réserves formulées durant ladite réception. La date limite fixée au 31 mars 2022 renseigne Meridja Ali chef de mission adjoint par intérim lors de sa présentation. Par ailleurs, l’entreprise a démarré les travaux de construction des infrastructures relatives à l’exploitation de l’infrastructure autoroutière. En termes de contraintes, on note le paiement des décomptes CFHEC (TTC 42, 9 milliards) SCET-Tunisie/Louis-Berger (TTC 1,14 milliards FCFA) et Labogenie (TTC 123 millions FCFA) en instance à la CAA. On note également que les diligences nécessaires auprès du Maître d’ouvrage ont été menées ; le déblocage de la part à régler par Exim Bank Chine et la contractualisation de l’avenant de la MDC le processus est en cours à la DCT. A date, le projet d’avenant a été transmis à la CAA pour visa préalable avant la signature du Maitre d’ouvrage. En terme de perspective a déclaré Meridja Ali, il faut accélérer le processus de mise en place du partenariat public privé pour la phase I de l’autoroute Yaoundé-Douala, l’objectif étant sa mise en exploitation durant le troisième trimestre de 2022. Il faut également, ajoute-il, accélérer le processus de démarrage des travaux de construction de la phase II de l’autoroute Yaoundé-Douala qui portera sur un linéaire d’environ 136 km.
Bon à savoir, une cinquantaine de médias assurent la couverture de ces travaux qui s’achèvent mercredi 23 mars 2022 avec le point du Ministre Nganou Djoumessi sur d‘autres projets notamment la construction de la route Olounou-Oveng, le projet de construction des ponts métalliques Acrow et Ring Road et surtout le projet de construction de la route Ebolowa-Akom2-Kribi dans le Sud, Région natale du Chef de l’Etat, Paul Biya.
Ericien Pascal Nguiamba Bibiang à Yaoundé


















