C’était au cours de la cérémonie du planting de 25000 vitroplants de banane-plantain pour l’exploitation industrielle, présidée le 26 septembre 2026 à Messamena(Est du Cameroun), par le ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Gabriel Mbaïrobe. En présence du président de la filière Banane Plantain du Cameroun, Samuel Tony Obam Bikoue. La vision ambitieuse du PDG du Coq Noir à Paris pour le développement et la structuration de la filière banane plantain au Cameroun, est fondée sur l’augmentation de la production, la transformation locale et l’exportation vers le marché européen. Détails.
Au cours de cette cérémonie, Madame Riou, a souligné le potentiel considérable de la banane plantain camerounaise, dont la qualité pourrait permettre de conquérir durablement les marchés européens, notamment ceux de la diaspora africaine. Selon le PDG du Coq Noir à Paris, la stratégie envisagée ne se limite pas à l’exportation du produit brut, mais prévoit également le développement de produits dérivés à forte valeur ajoutée tels que les chips, les boissons alcoolisées et d’autres produits transformés.
Dans cette perspective, un accord a été conclu entre Le Coq Noir, la commune de Messamena, le groupe Chronos BTP et l’Institut Superieur Fang de Messamena afin de permettre que la banane plantain du Cameroun puisse avoir des facilité à l’achat, la transformation et la commercialisation de la production sur le marché européen. Madame Riou a appelé que la diaspora africaine à privilégier les produits camerounais, considérant que chaque achat constitue un soutien direct aux producteurs, particulièrement aux femmes et aux jeunes engagés dans l’agriculture au Cameroun.
Dans son intervention, elle a également mis l’accent sur l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, vision du Président Paul Biya dans ce septenat. La culture de la banane plantain, dont le cycle de production est présenté autour de neuf mois, est envisagée comme une véritable activité entrepreneuriale permettant aux femmes d’acquérir une autonomie financière et aux jeunes de créer des emplois en milieu rural. Madame Riou a ainsi encouragé les jeunes à dépasser l’idée selon laquelle la réussite passe nécessairement par l’installation dans les grandes villes et a plaidé pour un véritable « exode urbain » vers les zones rurales, notamment dans l’Est du Cameroun. Les quelque 25000 incubés ayant déjà commencé à planter sont présentés comme des exemples de cette nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles.
Au-delà de la production agricole, le projet entend améliorer les conditions de vie des producteurs. C’est dans ce cadre qu’a été lancé le programme « Une plantation de bananes plantain, une maison autonome », développé en partenariat avec ke groupe Chronos service BTP. Il vise à permettre aux familles agricoles de bénéficier de logements disposant notamment d’un accès autonome à l’eau et à l’électricité. L’objectif est de faire en sorte que les revenus tirés de chaque plantation contribuent directement à l’amélioration durable des conditions de vie des producteurs et renforcent leur attachement à leurs territoires.
Enfin, Madame Riou a exprimé la volonté d’étendre cette initiative à l’ensemble du Cameroun à travers des partenariats avec les communes, les producteurs et les autorités publiques. Elle a notamment appelé les maires à s’engager dans la structuration de la filière et sollicité l’appui du ministère de l’Agriculture et du Développement rural pour faciliter les opérations d’exportation. Ses demandes portent notamment sur les mesures fiscales favorables, la réduction des délais portuaires à Douala et Kribi et la simplification des procédures douanières.Ainsi, la vision présentée par Madame Riou repose sur une approche intégrée associant production agricole, autonomisation des femmes et des jeunes, transformation locale, exportation, habitat rural et partenariats institutionnels, avec l’ambition de faire de la banane plantain un véritable levier de développement économique et social au Cameroun.












