Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle(MINEFOP) par intérim, a lancé il y a quelques semaines la 1ère édition de l’opération Orientation-Formation-Emploi-Vacances Jeunes (ORFEV-JEUNES). Ce programme est mis en œuvre par les deux départements ministériels que sont le MINEFOP et le MINJEC. Le ministre Mounouna Foutsou organise ainsi dans chacune des régions des séances de travail de prise de contact avec ses collaborateurs locaux auxquelles sont associées des responsables du MINJEC pour une meilleure connaissance de ce programme et une collaboration optimale sur le terrain. D’où la séance de travail conjointe MINEFOP-MINJEC présidée par Mounouna Foutsou dans la salle du complexe Sembe Lecco à Bertoua le 1er septembre 2025.
« Il m’a semblé opportun de tenir ces séances de travail pendant lesquelles je saisis l’occasion non seulement, pour prendre contact avec mes collaborateurs, mais aussi mieux les identifier, les connaître et surtout partager avec eux ma vision de ce département ministériel, ma vision de la mission qui m’a été confiée, celle de continuer le service public » a déclaré le Minefop. « C’est une mission qui a des exigences, des règles. Et même si on a oublié, il faut qu’on se les réapproprie » a-t-il ajouté.
Déontologie administrative : Minute de civisme
Elle a été faite par le Dr. Akede Metougue Éric, expert en déontologie administrative. Deux types d’exigences sont évoquées, les traditionnelles et les modernes.
Pour ce qui est des valeurs traditionnelles, quelques exemples ont été pris. « Vous devez servir de façon désintéressée » a dit le Dr. Éric Akede. Il a fait appel au devoir de probité morale. En effet, non seulement les fonctionnaires sont appelés à servir de façon gratuite – le service public étant gratuit – mais ils doivent faire attention à prendre ou ne pas prendre certains types de « cadeaux ». En effet, ces « cadeaux » peuvent conditionner l’individu plus tard et le mener à être corrompu.
Continuant avec les valeurs traditionnelles, il est évoqué l’obligation de présence au poste. Dans le cas où une absence est nécessaire, elle doit être accompagnée d’une demande de permission d’absence. « Lorsque mon épouse accouche, j’ai trois jours ». C’est donc une exigence administrative de notifier en avance par écrit toute absence et de respecter le nombre de jours autorisés par cas pour absence.
En plus, de nouvelles valeurs ont émergé, notamment l’efficience. « On nous demande d’être économique. Ce n’est pas parce qu’on nous a donné 10 mille pour une activité qu’on doit tout utiliser. Ne restez pas dans l’objectif de toujours devoir utiliser tout le budget. ». En résumé il faut atteindre les objectifs assignés avec le moins de ressources possibles.
À la suite, des échanges entre le personnel du MINEFOP et le ministre ont lieu. Quelques difficultés ont été relevées. En vedette notamment, un chef de SAR/SM qui arrive en fin de carrière en décembre 2025. Plus de 30 ans de service, l’une des SAR/SM les plus productives malgré un personnel très réduit, bien au-delà de structures semblables avec des personnels très fournis. Et une inquiétude relative à sa situation et à son engagement.
La réponse du Ministre Mounouna Foutsou a été rassurante: « Quand on m’a parlé de vous, j’avais déjà écrit votre nom quelque part. Et je vous le dis donc maintenant : vous n’irez pas en retraite. ». Le Minefop lui a annoncé alors qu’il sera désigné consultant, avec tâche de former ses pairs à la méthode à utiliser pour faire des SAR/SM plus de structures administratives mais des lieux pleins de vie, grouillant de jeunes en quête de formation professionnelle. Une bonne nouvelle pour ce serviteur modèle.


















