Du 29 au 31 mai 2026, Washington D.C la capitale fédérale américaine a vécu au rythme du Cameroun à l’occasion de la première édition du Cameroon Cultural Festival of North America (CCFNA). Organisé au campus de The Catholic University of America sous l’impulsion de Christophe Tapa, cet événement inédit a rassemblé des centaines de membres de la diaspora camerounaise autour du thème « Culture camerounaise et vivre-ensemble ». Au-delà de sa dimension festive, le festival s’est affirmé comme une vitrine du patrimoine culturel camerounais et un espace de dialogue entre acteurs institutionnels, économiques, traditionnels et associatifs. La présence de nombreuses personnalités a conféré à cette première édition une portée diplomatique et patriotique particulière. En savoir plus.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de Son Excellence Henri Étoundi Essomba, Ambassadeur du Cameroun aux États-Unis. À la tête de la délégation diplomatique camerounaise, il a apporté le soutien institutionnel de l’État à cette initiative portée par la diaspora.
Dans son allocution, le diplomate a salué l’engagement des Camerounais établis en Amérique du Nord-aux États-Unis, au Canada et au Mexique-dans la préservation et la promotion de leur héritage culturel. Il a également rappelé le rôle essentiel de la diaspora comme vecteur de paix, d’unité nationale et de développement économique.
Un forum économique tourné vers l’avenir
L’un des temps forts du festival a été le Business Forum, consacré aux opportunités d’investissement entre le Cameroun et l’Amérique du Nord.
Animé par la Dr Mimi Nkwepo, experte en leadership transformationnel et en développement du capital humain, ce panel a réuni plusieurs personnalités du monde économique et universitaire. Parmi elles figuraient le Dr Elie Nkamgueu, président du Club Efficience et promoteur de l’investissement de la diaspora, le Dr Bih, spécialiste de l’intelligence artificielle et de la transformation digitale, Sa Majesté Nfon Ekoko Mukete IV, chef supérieur Bafaw, sénateur et acteur économique de premier plan, Derrick Waters, ingénieur expert en infrastructures et coopération internationale, ainsi que le Dr Michael Williams, doyen à Thomas Edison State University.
Les échanges ont mis en lumière les leviers susceptibles de renforcer les investissements, l’innovation et les partenariats entre le Cameroun et sa diaspora.
Dans la même dynamique, Elvis Tognia a présenté le concept du « Cameroonian Dream », plaidant pour une diaspora davantage unie, structurée et engagée dans la construction d’un Cameroun prospère et compétitif.
Joseph-Antoine Bell, symbole d’unité nationale
La participation exceptionnelle de Joseph-Antoine Bell a constitué l’un des moments les plus marquants du festival. L’ancienne gloire des Lions Indomptables, double champion d’Afrique en 1984 et 1988 et actuel président du comité d’orientation de l’Office national des infrastructures et équipements sportifs (ONIES), a été chaleureusement accueillie par le public.
À travers son témoignage, l’ancien gardien international a rappelé le rôle du sport, et particulièrement du football, comme puissant facteur de cohésion sociale et de rapprochement entre les communautés. Son intervention a suscité un vif enthousiasme et ravivé la fibre patriotique des participants.
Les gardiens de la tradition au rendez-vous
Le festival a également bénéficié de la présence remarquable de plusieurs autorités traditionnelles venues du Cameroun, donnant à l’événement une profondeur culturelle et symbolique particulière.
Parmi elles figuraient notamment Chief Mukete, Chief Lekunze, Sa Majesté Etoga, Sa Majesté Thérèse Tsogo Nsengue, cheffe traditionnelle de troisième degré de Mvila Yévol, ainsi que Sa Majesté Véronique Mintamack.
Leur participation a illustré l’attachement de la diaspora à ses racines et à ses institutions traditionnelles. Les quatre grandes aires culturelles du Cameroun-Fang-Béti, Grassfields, Sawa et Soudano-Sahélienne- ont été mises à l’honneur à travers des prestations artistiques, des danses patrimoniales et des expositions culturelles.
Un rendez-vous appelé à s’inscrire dans la durée
En réunissant diplomates, chefs traditionnels, leaders économiques, universitaires, entrepreneurs et figures emblématiques du sport, cette première édition du CCFNA a démontré la capacité de la diaspora camerounaise à fédérer les énergies autour d’une vision commune.

Pour Christophe Tapa et son équipe, le pari est réussi. Le Cameroon Cultural Festival of North America s’impose déjà comme un rendez-vous majeur du rayonnement culturel, économique et diplomatique du Cameroun en Amérique du Nord.
La Rédaction


















