
*Par Ericien Pascal Nguiamba
Le 13 février 2019, le Président de la République du Cameroun, fêtera ses 86 ans. Cet âge fait incontestablement aujourd’hui de Paul Biya, un sage, un patriarche, voire un patrimoine de la nation camerounaise. Paul Biya devient également au regard de cette longévité, un modèle de vie. Selon son entourage le Président est même encore solide. Ce qui se confirme par son intense activité au sommet du pays. Son apparition au lendemain de la formation du gouvernement du 4 janvier 2019, a laissé voir un homme serein, debout, fort, qui inspire non seulement respect et considération mais également admiration. Sa Modestie qui tire ses origines sans doute de son passage au petit séminaire, a fait du chef de l’Etat camerounais, un homme qui ne s‘attache pas aux biens matériels contrairement à certains de ses collaborateurs aujourd’hui poursuivis dans le cadre de l’opération d’assainissement des mœurs et de lutte contre les prévaricateurs de la fortune publique. Au Cameroun, cette initiative noble et salutaire est appelée « opération Epervier ». C’est par amour pour son pays qu’il traque sans relâche ceux qu’il appelle « les bandits à col blanc ». Cette opération de lutte contre la corruption et les détournements multiples n’épargne personne. Même les proches du président sont traqués. Une preuve que Paul Biya est au service de tout le pays et gouverne avec objectivité. Quand il arrive au pouvoir le 6 novembre 1982 suite à la démission du Président Ahmadou Babatoura Ahidjo, le jeune président avait justement donné le ton : La rigueur et la moralisation allaient être les maitres mots de sa gouvernance. Son ouvrage « Pour le Libéralisme communautaire » véritable « livre de chevet » trace les grandes lignes de son mode de gestion. Visionnaire, il réorganise la carte administrative du pays. Le 22 août 1983, le nombre de provinces passe à 10 à la suite de la division en trois de celle du Nord (province du Nord, province de l’Extrême-Nord et province de l’Adamaoua), et en deux de celle du Centre-Sud (province du Centre et la province du Sud). En 2008, le président Paul Biya va abolir par décret l’appellation « provinces ». Les provinces du Cameroun sont désormais appelées « régions » (Décret n° 2008/376 du 12 novembre 2008 portant organisation administrative de la République du Cameroun).
Et dans l’optique de bâtir un pays prospère où il fait bon vivre, ce natif de Mvomeka’a, dans l’arrondissement de Meyomessala (département du Dja-et-Lobo au Sud du pays), qui bénéficie de la confiance de son peuple, malgré la tentative de coup d’état du 6 avril 1984, se lance dans un vaste programme de « Grandes Ambitions ». Le pays se transformera en un vaste chantier avec d’importants projets structurants. Lom Pangar, Mekin, Menve’ele, le second pont sur le fleuve Wouri à Douala, capitale économique du pays, le Port de Kribi, de nombreuses routes sont construites ou réhabilitées. Des hôpitaux de références sont construits à Yaoundé Douala et Sangmélima. La formation des jeunes camerounais étant l’une de ses priorités, Paul Biya fait créer de nombreux Lycées à travers le pays. Au niveau de l’enseignement supérieur, le pays qui ne comptait qu’une seule université (à Yaoundé) compte aujourd’hui 6 grandes universités d’Etat et d’importantes Ecoles de formation. C’est cette obsession de veiller à la bonne formation de ses jeunes compatriotes qui va amener le Président Paul Biya a créer des départements ministériels pour mieux coordonner la politique de formation. Outre le Ministère de l’enseignement supérieur, on compte aujourd’hui, celui en charge de l’éducation de base, celui des enseignements secondaires, l’emploi et formation professionnelle, entre autres…
Discret et modeste, Premier ministre de 1975 à 1982, Paul Biya dont le pouvoir vient de Dieu, a toujours agi en bon père de famille. Des détenus ont souvent vu leurs peines réduites, d’autres graciés, libérés sur le champ, des opposants jouissent d’une grande liberté d’expression et d’action. Conséquence le pays compte actuellement près de 305 partis politiques. La liberté d’expression sous Paul Biya bat des records avec la création de nombreux organes de presse dont le ton n’est pas toujours favorable au régime. Parce que tous ces organes de presse n’ont pas les moyens de se conformer à la règlementation en vigueur, le gouvernement camerounais a joué la carte de l’apaisement. La tolérance administrative.
Ce grand homme d’Etat qui a étudié au lycée Général-Leclerc à Yaoundé, et à Paris au lycée Louis-le-Grand, l’université de la Sorbonne, l’Institut d’études politiques, et à l’Institut des hautes études d’outre-mer, aime son pays. Quand il faut le défendre, Paul Biya s’y met avec toute son énergie dans un esprit de dialogue et de paix. C’est ainsi qu’il a réussit à ramener la presqu’île de Bakassi définitivement en territoire camerounais, après un conflit armé avec le Nigeria voisin. Aujourd’hui des milliers de ressortissants de ce pays vivent en paix et en harmonie avec les citoyens camerounais. La guerre contre la secte islamiste Boko Haram est gagnée. Le processus de rétablissement de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est en marche. Le Président qui a toujours prôné la paix et le dialogue a encore invité ses jeunes compatriotes de ces régions de retrouver le droit chemin. Le 30 novembre 2018, Paul Biya a créé le Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (CNDDR des ex-combattants du Boko Haram et des groupes armés des Régions du nord-ouest et du sud-ouest. Paul Biya est un homme de paix. Un sage sans cesse consulté par ses pairs d’une sous-région dont il est devenu le patriarche. Cet homme qui a été réélu à la tête du pays avec 71,28% des voix lors de la présidentielle du 7 octobre 2018, et qui n’hésite pas à partager le pouvoir avec ses opposants, est le promoteur principal de la démocratie dans son pays. Aujourd’hui son cheval de bataille est, plus qu’hier encore, la lutte contre la pauvreté et le chômage des jeunes. Dans son message à ses jeunes compatriotes le 10 février 2019, Paul Biya a annoncé la création de 500 milles emplois. C’est l’une des grandes résolutions de son septennat de « grandes opportunités ».
A 86 ans, tout homme qui a la grâce d’atteindre cet âge n’a qu’une seule joie : Celle de voir prospérer ses fils, petits fils et arrière petits fils. C’est cette joie qui anime le Président Paul Biya aujourd’hui. D’où sa préoccupation aux problèmes de la jeunesse de son pays et sa détermination à assurer un réel épanouissement à cette jeunesse, fer de lance de la nation. Le papa de Franck, Junior et Brenda est un grand président, une chance pour le Cameroun. Car il a su maintenir la paix dans son pays créant par ricochet un environnement favorable aux investissements. Ce mercredi 13 février 2019, il fêtera son 86è anniversaire avec à ses côtés sa dynamique épouse, Madame Chantal Biya dont les œuvres humanitaires en faveur des démunis sont appréciées au Cameroun et à travers le continent et même hors des frontières continentales. A 86 ans, Paul Biya est devenu, une grande bibliothèque, un patrimoine de la nation. Un patriarche qu’il faut protéger et préserver. Joyeux anniversaire et longue vie Monsieur le Président.
Ericien Pascal Nguiamba
Journaliste,Directeur de Publication















