Dans une déclaration faite le 7 mars 2025 à Yaoundé, la jeunesse camerounaise, indignée et en colère, condamne avec la dernière énergie toute forme de violence et acte anti patriotique contre la République et ceux qui l’incarnent. Des actes qui ternissent l’image du Cameroun. En savoir davantage.
Ils étaient nombreux. Munis des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Non à la violence, Non au terrorisme ». Ces jeunes sont allés au Ministère de la jeunesse et de l’éducation civique, manifester leur soutien aux institutions de la République, et condamner les actes anti patriotiques survenus à Bruxelles en Belgique où le Ministre Mounouna Foutsou et l’ambassadeur du Cameroun ont été sauvagement agressés par une bande de jeunes de la diaspora. « Nous sommes indignés et en colère », « Nous avons un message » ont dit ces jeunes patriotes à Zachée Robert Théophile BENGA, Secrétaire général du Ministère de la jeunesse et de l’éducation civique (Minjec), venu les accueillir.
Dans une déclaration lue par Fadimatou Iyawa Ousmanou, Présidente du Conseil National de la Jeunesse du Cameroun, les jeunes ont dit leur gratitude au Chef de l’État pour leur épanouissement et leur accompagnement. De cette déclaration, on retient aussi qu’un Mouvement est né. Il s’agit du « mouvement patriotique de la République anti violence ». Ce dernier vise principalement à prévenir l’extrémisme violent tout en déradicalisant les personnes déjà radicalisées. Mounouna Foutsou qui a reçu ces jeunes leaders d’associations sous la coupole du Conseil National de la Jeunesse du Cameroun a été touché par cette initiative républicaine et patriotique. Ces jeunes ont tous témoigné leur compassion et leur soutien au Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique. La violence sous toutes ses formes a été condamnée avec la dernière énergie. « Nous transmettrons à qui de droit » a répondu le Ministre Mounouna Foutsou, en recevant une copie de la Déclaration de la Jeunesse camerounaise.
Quant à la « Déclaration de Yaoundé de la Diaspora camerounaise », elle a été lue par Dr Samuel DONGMO, Président du Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur. Cette déclaration a débuté par la condamnation des actes barbares perpétrés en Belgique. « Monsieur le Ministre, ce que vous avez vu, Ce n’est pas ça la diaspora camerounaise » fait savoir Dr Samuel DONGMO. Dans la suite, il a indiqué que la Diaspora camerounaise reste et restera un pilier important dans la construction d’un Cameroun fort, uni et prospère. Ainsi, cette déclaration fait savoir que le dialogue républicain et les valeurs républicaines doivent primer sur toutes formes de violence et d’intimidation. « Non non non, vous n’intimiderez plus les camerounais. Nous travaillerons désormais avec les Ambassades pour que ces attitudes cessent », lance le Président du Haut Conseil des Camerounais de la Diaspora à l’endroit des fauteurs de troubles qui se cachent dans la diaspora. Dans la suite de son propos, il a dévoilé les initiatives gouvernementales mises sur pied à l’endroit de la jeunesse de la Diaspora.
Pour cela, il a cité le Programme d’appui au retour et à l’insertion des jeunes de la diaspora (Pari-Jedi) mais aussi l’initiative Diaspora and Local Youth Joint-venture qui a vu l’accompagnement de nombreux jeunes de la diaspora. « Je suis resté jovial » a indiqué le Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique Mounouna Foutsou à ces nombreux jeunes. Dans la suite de son propos, il a fait savoir que « Nous voulons une Jeunesse responsable dont le Président Paul BIYA à sacrifié beaucoup d’énergie durant tout un quarantennat en mettant à sa disposition de nombreuses opportunités… Il faut reconnaître cela.. C’est ça la vérité ». Face à la colère exprimée par les jeunes, il a précisé que « Toutefois, je ne vous invite pas à la colère, sortez d’ici avec le message du pardon ». Et, « je suis le médecin de famille, un médecin ne choisit pas ses patients, il soigne tous les patients qu’importe leurs antécédents » a-t-il poursuivit avant de saluer le mouvement mis sur pied, tout en insistant sur le volet prévention et guérison. « Gardez l’esprit de la République et gardez la joie au cœur » a conclut le ministre Mounouna Foutsou.
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