
Le Président de la Commission de la CEMAC, la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale, prend part aux travaux du Comité Inter-Etats de l’Union Économique d’Afrique Centrale (UEAC) du 31 octobre au 2 novembre 2019 à Yaoundé au Cameroun. Après deux années passées à la tête de l’institution sous-régionale, il a éclairé la presse sur son bilan à la tête de la Commission.
« Dans mon pays le Sanglier ne dit pas qu’il est bon. C’est les gens qui le mangent qui disent qu’il est bon. Je n’ai pas la prétention de dire que mon bilan est positif c’est les gens qui m’ont mis là qui doivent dire si le bilan est positif ». Daniel Ona Ondo est plutôt modeste. Pourtant on sait que depuis son arrivée à la tête de la commission le 31 octobre 2016, beaucoup de choses ont changé. Avec la haute sollicitude des Chefs d’Etats et notamment du Président de la Guinée Équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, l’Institution s’est dotée d’un siège ce qui a permis de stabiliser la Commission et de commencer le travail. Sous son mandat, les chefs d’Etats ont refusé la dévaluation du franc CFA. « Ils ont accepté un ajustement réel. Tous les pays aujourd’hui sont en Programme avec le FMI. Le Congo vient de signer avec le FMI, la Guinée Équatoriale va signer bientôt. L’ajustement est un ajustement régional, ça permet d’avoir un accord régional » a expliqué à AFRIQUEPREMIERE.NET le Pr. Ona Ondo qui a reconnu que «la croissance est au rendez-vous » même si « naturellement on se plaint encore de cette croissance parce qu’elle n’est pas encore suffisante pour…qu’il y ait meilleure résilience de nos économies, parce qu’elle dépend encore essentiellement du pétrole. Nous voulons que la croissance soit plus inclusive. Nous voulons qu’avec le FMI on passe de l’ajustement au développement parce qu’on ne mange pas la croissance, on mange le développement » a déclaré le Président de la Commission.

Pour lui, même si la sous région Afrique centrale a besoin du soutien du FMI et de la Banque Mondiale, il faudrait d’abord que les pays améliorent la gouvernance. Ainsi que les infrastructures économiques et financières. Mais le plus important est que «Le chemin parcouru est positif. Notre Institution a retrouvé sa stabilité. Les économies des pays de la sous région sortent la tête hors de l’eau. Ces économies ont retrouvé le sentier de la croissance » se félicite Daniel Ona Ondo.Le président de la Commission de la CEMAC souligne que «l’intégration régionale peut être un levier important de développement de nos économies car elle donne une plus grande dimension économique, elle permet la création des chaînes de valeurs entre nos pays , elle permet l’économie des devises ».
Ericien Pascal Nguiamba
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