Le 9 juillet 2026 à Bertoua, dans la région de l’Est, le Secrétaire général(SG) de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM), a appelé les parties prenantes à intensifier la lutte contre les discours de haine et la xénophobie alors que le pays se prépare pour le double scrutin de 2027. C’était lors de l’évaluation des activités menées dans le cadre de la plateforme de coalition réunissant la Commission et certaines organisations de la société civile (OSC). Le Dr Chi Asafor Cornelius a qualifié les discours de haine et la xénophobie de menaces sérieuses pour la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Cette réunion de Bertoua visait, selon le SG de la Commission, à évaluer la mise en œuvre des missions confiées aux OSC, ainsi qu’à passer en revue les réalisations et les défis rencontrés. Il a ajouté que cette initiative visait à renforcer le partenariat afin d’accroître l’impact des actions en faveur de l’unité nationale et de la coexistence pacifique.
Le discours de haine : une menace pour la cohésion nationale
Le Secrétaire général a salué l’engagement du Réseau des associations d’élèves et d’étudiants du Nord (RAEES) et du Conseil national de la jeunesse du Cameroun – antenne régionale de l’Est (CNJC-Est), dont la collaboration avec la Commission a été renouvelée le 14 mai 2025.
Le Dr Chi Asafor Cornelius a qualifié les discours de haine et la xénophobie de menaces sérieuses pour la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Il a souligné que la Commission est déterminée à évaluer le partenariat en vue de le renouveler et d’en améliorer l’efficacité.
« À l’approche des élections municipales et législatives, les inquiétudes ne cessent de croître face à la prolifération de contenus clivants susceptibles de compromettre la cohésion sociale et la stabilité nationale », a-t-il averti.
Dialogue, action en justice
Le Dr Chi Asafor Cornelius a fait remarquer que, bien que les réseaux sociaux aient amplifié la propagation des discours de haine, le cadre juridique camerounais prévoit déjà des sanctions à l’encontre des auteurs de tels actes. Il a cité des dispositions du Code pénal érigeant en infraction les propos méprisants fondés sur la race, la religion, la tribu ou l’appartenance ethnique, et prévoyant des peines allant de l’emprisonnement à de lourdes amendes.
Il a appelé les victimes à recourir aux voies de droit existantes, tout en exhortant les familles, les établissements scolaires, la société civile, les institutions publiques et le secteur privé à promouvoir une parole responsable, le dialogue et la tolérance.
Le Secrétaire général a également annoncé que la Commission poursuivrait sa collaboration avec les autorités administratives régionales afin de renforcer la coopération et d’accroître l’efficacité des acteurs de la société civile dans la lutte contre les discours de haine et la xénophobie.
La Rédaction


















