
Les groupes socio-vulnérables ont l’opportunité d’imposer leurs choix. Il s’agit d’abord d’éviter l’abstention. Elle les a le plus souvent distinguées par le passé. La démission des usages des urnes ne faisait donc que renforcer leurs fragilités. Élections Cameroon, depuis la présidentielle de 2011, attache du prix à leur participation effective. Les personnes handicapées ont droit à des aménagements spéciaux pour remplir leur devoir civique. Des campagnes d’inscription ont précédé le processus électoral actuel. Cependant, les personnes handicapées se perdent dans les querelles contre-productives entre tenants du parti au pouvoir et opposition. Or, elles ont des problèmes communs. Ils sont relatifs à leur inclusion à l’animation de la vie de la nation. Le vote utile demande d’analyser les professions de foi des candidats. Il s’agit de s’associer à celles qui traitent de leurs problèmes et proposent des solutions crédibles. Aller aux urnes ne suffira plus. Il faudra suivre le vote. C’est un exercice de de redevabilité. Il permet de traquer la réalisation des promesses électorales. Les personnes handicapées négligent leur puissance de scrutin. Elles représentent une force de vote estimée à 10% de tout l’électorat national. Le chiffre peut à la fois faire et défaire des destins dans la République.
Être électeur est déjà un progrès en soi. Mais être éligible confère plus d’estime dans l’orientation de la cause handicap. Aucun candidat n’est à même de mieux gérer leurs problèmes. Les actes de candidature des personnes handicapées à des fonctions législatives et municipales font défaut dans la campagne en cours. Le fait de s’auto-reléguer à des situations d’intermédiaires des élections, toujours loin du statut d’élus, les réduit à des spectateurs et à cette façade d’enfants mal aimés de la nation. Les personnes handicapées sont invitées à aller au front. Le Cameroun actuel est celui de la compétition et de la vitesse. Il faut hurler avec les loups pour s’en sortir. Le temps des pleurs et de la pitié est révolu. Les personnes handicapées doivent cesser de se plaindre. Si elles ont les pieds fragiles, qu’elles prennent les béquilles. Seul leur propre résultat peut les sauver à souhait.
Essamfan Mengo


















