Après neuf ans passés au poste de Directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle(OAPI), l’ivoirien Denis Loukou Bohoussou devra céder son fauteuil à un nouveau Directeur général en juillet 2027.Mais le processus de désignation de son remplaçant, engagé en décembre 2025, est actuellement au centre d’une grosse controverse et alimente une vive polémique sur le plan international. Des candidats recalés, originaires du Cameroun, du Gabon, du Sénégal, du Bénin… interpellent le Président du Conseil d’Administration et attirent son attention sur la gravité des faits exposés et des dénonciations qui pourraient être de nature à entacher sa réputation et à tenir l’image de marque de l’OAPI. En savoir plus.
Selon nos sources, le Président du Conseil d’administration(PCA) de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle(OAPI) a été saisi depuis Abidjan en Côte d’Ivoire au sujet du « rejet » de certaines candidatures au poste de Directeur Général de l’Oapi. A ce jour, des candidats disent n’avoir pas, contrairement à d’autres candidats à ce poste, reçu de notification à se présenter pour les entretiens y relatifs, prévus le 12 septembre 2026 à Yaoundé en république du Cameroun. « La décision prise par le cabinet togolais africsearch , au stade du traitement des dossiers de candidature, me semble contestable sur la forme et sur le fond » dénonce l’un des candidats recalés. En outre, « les faits ci-après confortent les soupçons tendant à considérer que le processus de recrutement en cours est biaisé, et s’éloigne de la lettre et de l’esprit des textes de l’Organisation régissant le recrutement du personnel Hors Catégorie » confie la même source.
Les candidats recalés, n’arrivent pas à comprendre qu’alors que le chronogramme officiel de recrutement publié par l’Oapi prévoit l’ouverture et le dépouillement des dossiers en présence des candidats qui le désirent, aucun communiqué n’ait été émis pour informer le public de la date et de son lieu de déroulement afin de garantir la conduite transparente de cette étape importante.
Certains candidats disent avoir été informés « de manière officieuse » de la tenue imminente des opérations de dépouillement. Selon des sources internes, l’on aurait observé la forte implication de la Direction générale de l’Oapi, marquée par la participation active du Directeur de cabinet du Directeur général sortant, de la responsable des ressources humaines et d’une juriste de l’organisation. Ces derniers seraient chargés d’accompagner le représentant du PCA et le responsable du cabinet de recrutement, dans la vérification de la conformité des candidatures aux avis de vacance de poste.
Certains candidats se demandent si le rejet de leurs candidatures, n’est pas en réalité une peine venant sanctionner la participation inattendue et gênante d’un postulant à l’étape de dépouillement dont la conduite, au regard des vices précédemment évoqués, pourrait avoir été prévue secrètement.
Certains candidats recalés trouvent étonnant que réunissant les conditions d’âge et ayant produit toutes les pièces justificatives requises certifiées par les autorités habitées, le cabinet de recrutement ait pu considérer qu’ils ne méritent pas d’être auditionnés pour apprécier leurs capacités à occuper le poste à pourvoir et leur permettre de convaincre de la pertinence de leur vision stratégique pour l’OAPI.
D’après eux, il serait prudent de faire en sorte qu’on ne puisse penser que le processus de recrutement en cours, marquée par la situation inédite d’identité de nationalité entre la présidence du conseil d’administration et la direction générale sortante, favorise une issue dont les résultats seraient voulus ou connus à l’avance. Les regards sont donc actuellement tournés vers le cabinet Africsearch chargé d’assurer le processus de recrutement d’un nouveau Directeur général à l’OAPI dans la transparence et le respect strict des règles de recrutement.
Après neuf ans passés au poste de Directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, l’ivoirien Denis Bohoussou devra céder son fauteuil à un nouveau Directeur général en juillet 2027. Le processus de désignation de son remplaçant engagé en décembre 2025, est au centre de la controverse et alimente actuellement une vive polémique sur le plan international. Des candidats recalés, originaires du Cameroun, du Gabon, du Sénégal, du Bénin, interpellent donc le Président du Conseil d’Administration et attirent son attention sur la gravité des faits exposés qui pourraient être de nature à entacher sa réputation et à tenir l’image de marque de l’OAPI sur la scène internationale. Affaire à suivre
La Rédaction














