Les autorités centrafricaines l’accusent d’avoir entretenu des relations avec des chefs rebelles dans le but de plonger le pays dans la crise. En savoir plus.
En République centrafricaine, le verdict est tombé dans le procès de Joseph Figueira Martin. Le belgo-portugais, spécialiste du pastoralisme, écope de dix ans de travaux forcés. La décision a été rendue mardi 4 novembre 2025, à l’issue d’un procès d’une semaine, marquant la première session criminelle de l’année 2025 dans le pays. Arrêté en mai 2024 à Zémio, dans le sud-est de la République centrafricaine, par des paramilitaires russes du groupe Wagner, Joseph Figueira Martin travaillait alors comme consultant pour une ONG américaine. Il faisait face à six chefs d’inculpation, dont atteinte à la sûreté de l’État.
Dans sa plaidoirie, la partie civile, représentant l’État centrafricain, souligne que l’accusé a entretenu des relations avec des chefs rebelles dans le but de plonger le pays dans la crise. Elle réclame à l’accusé le versement de trois milliards de FCFA (plus d’un million d’euros) à titre de dommages et intérêts. De son côté, le parquet demande à la Cour criminelle de condamner Joseph Figueira Martin à vingt ans de travaux forcés.
Après en avoir délibéré, le président de la Cour, Thierry Joachim Péssiré, prononce le verdict : « La Cour, après en avoir délibéré conformément à la loi, le déclare coupable des crimes de complicité, d’association de malfaiteurs et d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, en application des articles 11, 12, 285, 411 et 412 du Code pénal. En conséquent, le condamne à 10 ans de travaux forcés. Condamne l’accusé Figueira Martin Joseph à servir à l’État centrafricain la somme de 50 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts ».
Affaire à suivre.
APN avec RFI


















