Après une trentaine de rencontres avec des chefs d’État et de gouvernement africains ainsi qu’avec des personnalités du renseignement africain et mondial, le directeur exécutif de l’Agence panafricaine de renseignements (APR), Monsieur Justin Tagouh, a été reçu par le Professeur Faustin Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine, a appris afriquepremiere.net le 17 juin 2026. Cette audience, tenue à Bangui, s’inscrit dans le long périple entrepris par le responsable de l’APR à travers le continent, dans l’optique d’établir la souveraineté des pays africains sur leur propre renseignement, un renseignement pensé et mis en œuvre par des Africains, dans l’intérêt exclusif des États africains. Echos d’une rencontre cruciale à Bangui dans le cadre d’une tournée internationale.
Au cours de l’entretien, le Chef de l’Etat centrafricain s’est félicité de cette initiative panafricaine. Le président Touadéra s’est dit « très heureux de savoir qu’une telle structure ait enfin été mise sur pied ». Il a adressé ses chaleureuses félicitations à monsieur Tagouh, salué par ses pairs pour porter ce projet salutaire pour l’Afrique et les Africains. Pour le chef de l’État centrafricain, la création de l’APR répond à un besoin criant de coordination et de mutualisation des efforts de renseignement, dans un contexte où les menaces sécuritaires, terrorisme, trafics trans-nationaux, ingérences extérieures, ne connaissent plus de frontières.
L’APR, UN OUTIL AU SERVICE DE LA S O U V E R A I N E T É AFRICAINE
L’Agence panafricaine de renseignements a pour vocation de renforcer la capacité des États africains à faire face aux défis sécuritaires majeurs, en mutualisant les informations et en coordonnant les actions . Elle entend lutter efficacement contre le terrorisme, prévenir les tentatives de déstabilisation des pays africains et favoriser une meilleure anticipation des crises. En s’affranchissant des dépendances extérieures, l’APR ambitionne de devenir un pilier de la souveraineté et de la stabilité du continent.
UNE D Y N A M I Q U E DE C O N S U LTAT I O N S INTERNATIONALES
La rencontre de Bangui s’inscrit dans une dynamique de concertation qui a conduit le directeur exécutif de l’APR dans plusieurs pays d’Afrique, mais aussi en Chine et en Australie, en vue d’harmoniser les dates des grandes réunions qui doivent finaliser les structures opérationnelles de l’agence. Une première grande réunion est prévue en août 2026 à Bujumbura, qui servira à consolider les bases institutionnelles de l’APR, avant une seconde rencontre majeure à Pékin.
LE P R É S I D E N T TOUADÉRA, UN SOUTIEN DE POIDS POUR L’APR
En recevant Justin Tagouh, le président Touadéra apporte un soutien politique de poids à cette initiative. La RCA, pays confronté à des années de crise sécuritaire et d’ingérences multiples, a tout intérêt à voir émerger une structure continentale capable de renseigner et de protéger ses intérêts. Ce soutien pourrait encourager d’autres États africains à adhérer pleinement au projet et à participer activement à sa mise en œuvre opérationnelle. UN PROJET QUI SUSCITE DES RÉSISTANCES
Les responsables de l’APR sont néanmoins conscients des défis à venir. Un projet d’une telle envergure, touchant aux questions sensibles du renseignement et de la sécurité, ne manquera pas de susciter des résistances et des tentatives de sabotage. La mission de coordination confiée à Justin Tagouh exige donc rigueur, discrétion et détermination afin de préserver l’intégrité et la crédibilité de l’agence .
UNE ÉTAPE DÉCISIVE VERS UN RENSEIGNEMENT AFRICAIN L’audience de Bangui marque une nouvelle étape dans la concrétisation de l’Agence panafricaine de renseignements. Avec le soutien affiché du président Touadéra et la dynamique des consultations internationales, le projet semble désormais sur de bons rails . L’APR pourrait marquer un tournant historique dans la coopération sécuritaire africaine, en offrant au continent un instrument à la hauteur des défis de son temps. Les prochains rendez-vous de Bujumbura et de Pékin seront déterminants pour transformer cette ambition en réalité opérationnelle.
Source: Courrier Confidentiel Afrique Média.


















