Prisonniers d’une vie misérable, contraints parfois de quémander l’argent via des messages de détresse sur les réseaux sociaux pour se soigner ou en cas des obsèques, les artistes camerounais vont enfin croquer la vie à belles dents avec une santé de fer grâce à NTOHOL CARD, (la Carte qui sauve, en langue bassa). Cette carte de santé, aux multiples avantages et couplée à une garantie obsèques, et même l’individuel accident, a été réalisée avec le concours des partenaires afriinsurance, groupe CCA Bank et assurance pallottine. Selon Hervé Ndjag, Mécène, assureur et promoteur de cet ambitieux Projet, cette carte a plusieurs paliers : la prime minimale c’est 50.000 FCFA, on a un contrat d’assurance annuel avec un plafond de 350.000 FCFA de prise en charge ; ça veut dire que partout au Cameroun on pourra être pris en charge ; le deuxième palier est de 61.000 FCFA , on a un plafond de 550.000 FCFA annuel de prise en charge et le dernier c’est 75.000 FCFA avec un plafond de 750.000 FCFA de prise en charge. En savoir plus.
La vie des artistes camerounais va enfin changer avec NTOHOL CARD. Cette carte qui vient sauver l’artiste camerounais, est l’une des retombées du Salon africain de l’édition musicale organisée par l’artiste camerounais Aimey Bizo dont l’ambition consiste à apporter du réconfort aux artistes. NTOHOL CARD a pour objectif d’éviter au public le spectacle des artistes qui, à l’article de la mort, passent des messages sur les réseaux sociaux et vivent de la pitié des âmes généreuses. « Les politiques culturelles camerounaises sont de plus en plus sinistrées ; les politiques à l’agonie, il nous faut des politiques qui soient très économiques qui permettent à l’artiste de vivre, innovantes qui permettent à ceux qui accompagnent l’artiste d’avoir des outils pour permettre aux artistes d’avoir de quoi pouvoir sortir de la misère dans laquelle nous sommes plongés…il faut des politiques sociales qui permettent aux l’artistes camerounais d’avoir la possibilité de se soigner. Tant qu’il n’y aura pas la santé pour les artistes camerounais, la musique camerounaise comme elle est entrain de mourir, traversera l’abime » a déclaré Aimey Bizo, DG de Beutara et président du Salon africain de l’édition musicale, lors de la présentation de NTOHOL CARD le 26 Juin 2026 à Yaoundé.
NTOHOL CARD est donc une offre exceptionnelle pour l’artiste. Elle est unique au monde. Avec NTOHOL CARD l’artiste peut aller dans un hôpital, présenter sa carte et avoir accès à un moindre petit soin qui sauvera sa vie, juste à mille francs, ou deux milles francs.
Hervé NDJAG, mécène dans le domaine des arts et de la culture, assureur et promoteur de NTOHOL CARD explique : « Aujourd’hui chaque artiste devrait avoir sa carte de santé qui est couplée à une garantie obsèques, et même l’individuel accident. Elle a été réalisée avec le concours des partenaires afriinsurance, groupe CCA Bank, assurance pallottine, c’est à travers ces deux réseaux qu’on pourra distribuer la NTOHOL CARD à travers le Cameroun. D’autres pays vont certainement se l’approprier, à travers des accords, mais on commence par le Cameroun. Cette carte a plusieurs paliers : la prime minimale c’est 50.000 FCFA, on a un contrat d’assurance annuel avec un plafond de 350.000 FCFA de prise en charge ; ça veut dire que partout au Cameroun on pourra être pris en charge ; le deuxième palier est de 61.000 FCFA , on a un plafond de 550.000 FCFA annuel de prise en charge et le dernier c’est 75.000 FCFA avec un plafond de 750.000 FCFA de prise en charge » dit-il. Et, poursuit-il « Si les dirigeants des sociétés de droits d’auteurs se décident aujourd’hui de dire que tous les artistes devaient avoir des cartes, on va les faire même dans 30 jours ; la CCA Bank, le groupe, la holding est même prête à nous accompagner même en préfinançant les primes qui peuvent être prélevées à la source ».
Hervé Ndjag précise que « ça fait plus de 30 ans que nous cherchons des voies et moyens pour améliorer les conditions de vie des artistes, et depuis que nous avons commencé la production dans le secteur des musiques urbaines , ça date de très longtemps, on a vu beaucoup de choses dans cette industrie , on a vu plein qui sont décédés parce qu’ils n’avaient pas peut-être 1000 f pour s’acheter un comprimé et ça ne sert à rien de continuer à voguer , à vivre comme ça ; je pense que le Cameroun fait la fierté dans le monde ; nous avons des ambassadeurs dignes de ce nom dans tout le monde entier ; mais on n’arrive pas à s’organiser ; c’est sur le postulat de la micro assurance que la NTOHOL CARD est née, c’est une grande réflexion parce que nous avons fait des études sur le terrain, on a travaillé au sein des corporations artistiques , au sein des syndicats, les leaders d’opinion. Mais la NTOHOL CARD est destinée à un large spectre il y a le secteur informel. Nous sommes venus donc dans notre milieu pour dire qu’aujourd’hui il y a des réflexions profondes que nous pouvons faire ensemble ; regarder les dirigeants des OGC en leur disant qu’il faut qu’on arrête avec cette paupérisation dans notre secteur parce que l’artiste qui est un carillon dans la société ne peut pas toujours paraitre misérable ».
Il est question souligne Hervé Ndjag de faire un lobbying pour changer ce statut misérable de l’artiste car ajoute-t-il « Quand la maladie vient, parfois on n’a pas 1000 f, quand le décès arrive on n’a pas l’argent pour les obsèques, aujourd’hui, il faudrait que ça entre dans nos cultures le Cameroun doit vraiment innover. Avec NTOHOL CARD. C’est la carte qui sauve, la carte qui sauve à tout moment ».
La cérémonie de présentation de cette carte a été marquée par la présence des responsables et représentants des sociétés de gestion collective des droits d’auteurs et droits voisins, des artistes et des responsables des sociétés d’assurance.
Ericien Pascal


















