Conseiller Technique au Ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, (MINEPAT), c’est ce haut cadre du MINEPAT qui a exposé sur le thème « Mobilisation du secteur privé autour de la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH) : enjeux, opportunités et perspectives ». A ses côtés d’autres responsables de ce département ministériel, pour apporter des réponses idoines aux préoccupations du public.
Parmi ces intervenants, Dr SAIDOU HAMADOU: Chef de la Cellule de la Prospective Economique, à la Direction Générale de la planification et de l’Aménagement du Territoire (DGPAT), M. OLOMO ATEKE Engelbert, Chef Cellule de la Politique Economique à la Direction Générale de l’Economie et de la Programmation des Investissements Publics(DGEPIP) et M EDZENGTE ABENG Pascal Hervé, Chargé d’Etude Assistant à la Direction générale la Direction Générale de la planification et de l’Aménagement du Territoire (DGPAT). Ils ont chacun apporté des réponses aux différentes préoccupations du public.
« Parler de l’Import-Substitution, c’est mettre l’opérateur privé au cœur de l’action au cœur des interventions et depuis l’adoption de la stratégie nationale de développement où l’Import-substitution constitue un pilier , le Plan intégré d’Import-Substitution agropastoral halieutique a été mis en place par le gouvernement du Cameroun, afin de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations des produits alimentaires de grande consommation, le riz, le maïs, le blé, le manioc, le lait la viande, qui pèsent sur notre balance commerciale et ce plan vise justement à rétablir la souveraineté économique, la souveraineté alimentaire de notre pays, d’inverser la balance commerciale déficitaire du Cameroun » a déclaré Madame Ripa KAGHERE.
Il faut noter que ce plan est assis sur un ensemble de piliers à savoir l’appui à la production. Il s’agit ici de faciliter l’accès aux intrants, des semences améliorées, les engrais ; le développement des infrastructures de transformation et de conservation et à ce niveau également le gouvernement du Cameroun a l’intention de financer ou finance les industries, des usines de transformation locale , telles les minoteries pour la production des céréales du maïs les chaines de foie et enfin le troisième élément c’est la régulation du marché afin de permettre aux producteurs, aux acteurs du secteur manufacturier, de pouvoir pénétrer le marché domestique et pourquoi pas le marché international. Pour le MINEPAT, c’est tout là l’enjeu du PIISAH, la sécurité et la souveraineté alimentaire, l’équilibre de la balance commerciale et les opportunités qui vont se présenter au gouvernement et au secteur économique. C’est l’ensemble des financements et des incitations fiscales mises en place par le gouvernement afin de pouvoir booster cette politique. C’est également de pouvoir libérer une certaine part du marché en réduisant des quotas d’importation qui permettra ainsi de créer un immense marché intérieur pour les producteurs locaux nouveaux et de moderniser l’agriculture et de voir l’émergence de l’agro-industrie, a-t-on appris au cours de cette conférence.
Ericien Pascal


















