Au cours de cette conférence organisée le jeudi 23 avril 2026 à Kribi dans le cadre de la 4è édition du Salon des acteurs économiques et du développement local(SAEDEL), le public a suffisamment été édifié sur la matérialisation par ces acteurs, du processus de décentralisation et son impact réel sur le développement économique local. Ce qu’il faut savoir.
Pour animer cette conférence sur le thème « Décentralisation et développement économique local », un panel riche composé pour le MINDDEVEL de Joseph MPADT, délégué départemental MINDDEVEL Océan, pour le Port Autonome de Kribi, Patrick ATEK MBOZO’O, chef du département de l’environnement du développement durable et des relations avec les communautés riveraines, et pour l’AER NGOULA EWOUKI Urielle De Jésus, Directeur de la gestion des ouvrages d’électrification rurale, Gilles Cédrik SIJOCK NGANDJOUONG chef Service du suivi et des travaux, Chamberlain MBA ABESSOLO Conseiller technique.
C’est le Délégué départemental pour l’océan du ministère de la décentralisation et du développement local Joseph MPADT qui a donné le ton de cette conférence en expliquant le concept de décentralisation qui selon lui se ressent sur le plan économique à travers les projets et les marchés, qui sont construits. « La décentralisation concerne tout le monde c’est un ensemble de partenaires, il y a l’Etat qui doit décentraliser, effectivement certaines compétences il y a les mairies qui doivent implémenter ce rôle que l’Etat jouait à l’époque sur le plan local il y a les populations qui doivent bénéficier de ces projets il y a également les partenaires ; Il y a les travaux publics le Minepat, le Minddevel n’est que là pour coordonner l’activité ou le rôle de ces différentes structures pour permettre que les mairies exercent mieux leurs missions » a-t-il expliqué. L’Etat s’étant rendu compte qu’à partir de la centrale, ne pouvait pas toucher toutes les populations, toutes les couches sociales, a donc pensé à des structures plus proches des populations que sont les communes ou les régions pour permettre que tout le monde ressente les effets de ce que l’Etat apporte.
Les responsables de l’Agence d’électrification rurale(AER) ont dévoilé la sa vision concernant cette thématique. L’AER qui s’est donnée pour objectif d’électrifier pratiquement tout le Cameroun, a fait un constat : Sur les 360 communes seulement 26% du territoire est électrifié en milieu rural contre 98% en milieu urbain. Cette disparité est un challenge pour l’AER qui compte résoudre ces différentes inégalités et de pouvoir, en tant que maillon essentiel de l’Etat, assurer cette équité en matière de fourniture d’électricité dans les différentes localités du Cameroun. Il faut rappeler ici que le Cameroun compte 14.000 localités. L’AER se doit donc de travailler avec les collectivités territoriales décentralisées, et en étroite collaboration avec sa tutelle technique qui est le ministère de l’eau et de l’énergie et la tutelle financière qui est le ministère des finances. En termes de réalisations sur les 350 centrales solaires photovoltaïques reparties sur les dix régions, 22 localités dans le département de l’océan en sont bénéficiaires.
Avec les actions de l’AER sur le terrain, c’est le développement qui s’installe dans la localité car lorsqu’une localité est électrifiée c’est le développement qui s’enchaine, ce sont des routes qui sont aménagées, les petits commerces qui sont créés, des centres de santé, des plateaux aménagés, les petits commerces les petites boutiques, les aménagements au niveau des édifices publiques et privés, des hôtels qui se créent. C’est le challenge de de cette structure au quotidien soulignent ses experts.
Quant au Port Autonome de Kribi, il s’est présenté à cette conférence comme un levier économique pour le Cameroun, une infrastructure qui permet de dynamiser l’économie locale et qui facilite les échanges commerciaux au niveau national et sous régional.
Le PAK a ainsi engagé une démarche RSE, Responsabilité sociétale d’entreprise, lui permettant de mener des actions directement au bénéfice des populations riveraines, des citoyens qui sont tout autour de ses installations. Une manière de se rapprocher, le plus possible du citoyen et de le rendre acteur contributeur à son propre développement. Il faut dire que c’est plus de 500 millions de FCFA que le PAK a investis de manière directe au bénéfice des populations riveraines. Le Port de Kribi contribue ainsi à l’amélioration de conditions de vie des populations. Il a d’ailleurs, à cet effet, noué des partenariats avec des acteurs institutionnels notamment le Conseil régional du Sud, la mairie de la ville. Des accords de partenariats dont la finalité est de travailler ensemble au bénéfice des communautés.
Ericien Pascal à Kribi


















