
Les rencontres littéraires et artistiques de Yaoundé organisées du 29 mai au 1er juin 2019, étaient consacrées à l’écrivain congolais qui a étalé sa riche production littéraire dans la capitale camerounaise. Le 1er juin, Henri Djombo a rencontré la presse nationale et internationale en compagnie de son éditeur, pour parler de son brillant parcours. Et de ses œuvres. C’était en présence de l’ambassadeur du Congo au Cameroun S.E Valentin Ollessongo. Zoom sur une production littéraire qui fait la fierté du continent.
« J’écris pour me faire rire, pour faire rire, faire pleurer, faire rêver, faire réfléchir et faire douter l’autre ou encore pour lui faire peur, l’attendrir, l’encourager, le réveiller et susciter des émotions partagées, à travers la lecture et le spectacle. A partir de la lecture, j’ouvre de petites fenêtres pour mieux observer la société dans sa pluralité et faire entendre les voix de la sagesse » a déclaré l’écrivain congolais Henri Djombo à la presse. Cette rencontre avec les médias était l’une des articulations des Rencontres littéraires et artistiques de Yaoundé consacrées à l’écrivain congolais qui fait son entrée en littérature en 1989 en publiant aux Editions Héros son premier roman « Sur la braise » réédité en 2000 chez le même éditeur dans une version légèrement modifiée. Ayant été détruit lors des guerres civiles que Brazzaville a connues dans les années quatre-vingt-dix, le livre était introuvable.
Le deuxième roman de Henri Djombo « Le mort vivant » est suivi en 2002 de « Lumières des temps perdus » où l’auteur aborde de façon critique la problématique de l’alternance politique en Afrique. En 2005, l’écrivain congolais publie « La traversée »,un récit tissé de réminiscence et nourri des souvenirs des guerres civiles dont le Congo fut le théâtre. Puis il offrira à ses lecteurs « Vous mourrez dans dix jours » en 2014, « Sarah, ma belle-cousine en 2016 et « L’avenir est dans ma tête » en 2019.

Selon son éditeur, Mukala Kadima-Nzuji de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, « Henri Djombo se sert de l’écriture romanesque pour mettre à nu la crise des valeurs qui dynamite la société. » Henri Djombo aborde aussi le théâtre avec la publication des ouvrages comme « Palabre électorale au Kinango » en 2012, « Le mal de terre » en 2014 « Morgane en 2015, ainsi que « Les bénévoles ». Henri Djombo est donc un auteur qui sait créer et adapter. « Le travail d’adaptation théâtrale de ses romans par l’auteur lui-même, répond assurément à l’idée qu’il se fait du théâtre… » écrit son éditeur pour qui Henri Djombo est « un écrivain fécond, passionné, observateur de la vie courante et du microcosme politique. Il tire la matière première de ses œuvres de son expérience,mais aussi de ce qu’il entend et de ce qu’il voit…. Ecrivain de la desespérance ?Non. Ecrivain de l’espérance ? Oui. Henri Djombo est, tel qu’en lui-même, l’écrivain qui dit haut et fort ce que beaucoup d’hommes et de femmes pensent tout bas parce qu’il se fait le devoir et se donne la mission d’humaniser la vie ». Jean-Claude Awono le Président du Comité d’organisation des rencontres littéraires et artistiques de Yaoundé consacrées à l’écrivain Henri Djombo, s’est réjoui de la bonne organisation de cette première édition qui met en vitrine la nouvelle dynamique littéraire entre le Cameroun et le Congo.
Ericien Pascal Nguiamba à Yaoundé














