
Le Directeur Marketing et communication de la Cameroon Télécommunications(Camtel) est décédé le 15 janvier 2019 à Yaoundé des suites de maladie. Des confrères lui rendent hommage à travers les médias et les réseaux sociaux.
La triste nouvelle s’est vite répandue à travers les réseaux sociaux laissant sans voix amis connaissances et partenaires. Benjamin Gerard Assouzo’o était certes souffrant et interné à l’hôpital de la CNPS à Yaoundé. Mais personne ne pouvait imaginer que le pire arriverait. Hélas la maladie qui l’a rongé pendant des mois, a eu raison de lui. Le 15 janvier vers 1h du matin, il a rendu l’âme. Journaliste diplômé de la 28è promotion de l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication(Esstic), Benjamin Gerard Assouzo’o a d’abord officié à Radio Tiemeni Siantou (une antenne privée de la capitale), puis à la chaine urbaine Yaoundé FM94 (du Réseau de l’office de radiodiffusion et télévision du Cameroun) avant d’être recruté à la Cameroon Télécommunications, où il était le patron du département Marketing et communication.
Depuis l’annonce de sa mort, des témoignages des confrères inondent les réseaux sociaux. François Mboke reconnait son « humilité ». Il écrit que « rien ne nous avait opposé jusque là. Il avait toujours pris mes appels ou rappelé au cas où il n’avait pas vu mon appel… ». Prince Mpondo écrit : « DIEU a donné DIEU a repris. Que pouvons-nous devant la volonté de Dieu si ce n’est lui confier l’âme de notre cher ainé Gerard qui nous quitte alors que nous avions encore besoin de lui. Grand frère tu as combattu le bon combat. Repose en paix », Benjamin Azebaze a lui aussi fait un témoignage : « Gerard Assouzo’o que je n’avais jamais rencontré physiquement, était pourtant l’un des responsables de communication d’entreprise les plus pro-actifs que j’ai jamais connus comme journaliste » écrit-il. « Benjamin Gérard Assouzo’o Bella était un professionnel d’un talent reconnu. Je connais ce grand frère alors que je collaborais avec la Crtv FM 94, émission Ward’attitude qu’animait Ambroise Wali Nkama. Vers les années 2001. Il y animait une rubrique, puisque sortant fraîchement de l’ESSTIC. Plutard, je le retrouve comme chargé de la communication à Camtel puis directeur Marketing et Communication. Je l’ai également connu comme un homme politique suffisamment habile. Il était en effet conseiller municipal à la commune de Sangmelima où j’ai été appelé à couvrir des activités. Là encore, il faisait la différence. Un homme d’une humilité certaine. Toujours disponible. Les mots me manquent même pour dire suffisamment ce que je retiens de ce professionnel d’un autre genre que le Cameroun n’a jamais eu. Je l’ai pleuré mardi, je le pleure encore et je vais jamais oublier son sourire, son sens d’humour et sa voix qu’il consacrait à louer l’Éternel. Que son âme repose en paix » confie le journaliste Fabrice Assoum.
Autre temoignage édifiant,celui d’Amadou Bello,ancien responsable de la communication au ministère camerounais des Postes et Télécommunications. « Benjamin Gérard Assouzo’o : un épicurien passionné de la communication. Disponibilité,professionnalisme, spontanéité, joie… Ce sont ces mots qui peuvent résumer le Gérard que j’ai côtoyé pendant plusieurs années. Moi chef de Cellule de Communication du Ministère des Postes et Télécommunications, lui, Directeur de la Communication et du Marketing à la Cameroon Telecommunications. Nous aimions alors nous taquiner. Lorsque je lui donnais du « Monsieur le Directeur » – moi étant sous-directeur – lui, me, rétorquais à gorge déployée « Laisse ça. Tu es la tutelle ». Pendant toutes ces années, c’était ainsi lui et moi. Avec le temps, notre collaboration s’est poursuivie en dehors des bureaux. Même après mon départ du Minpostel, nous sommes restés en contact, chacun prenant régulièrement les nouvelles de l’autre. Il travaillait en blaguant. Il était intelligent. Il savait défendre son point de vue. Nous avons parcouru presque tout le Cameroun ensemble, mais jamais, jamais, nous n’avons eu un accrochage. Ses sarcasmes vont me manquer. Le secteur des télécommunications perd un cadre qui parlait des télécommunications sans complexe devant ses collègues ingénieurs » affirme t-il. Dorothée Sike de la cellule de communication du pari mutuel urbain du Cameroun est sans voix. Son temoignage est bouleversant. « Il était quelqu’un de généreux de convivial de sympathique, il était altruiste.il avait la main sur le cœur.Il était dynamique. C’était un passionné qui pouvait tout donner pour ce qu’il aimait. Il était rigoureux parce qu’il avait toujours le soucis de bien faire. C’est un coup de massue que j’ai reçu à l’annonce de son décès. Je n’ai pas cru et j’ai composé son numéro immédiatement. Ca m’a choqué car on avait beaucoup de projets mais on ne peut rien contre la volonté de Dieu qu’il a connu et qu’il a servi. Qu’il le prenne dans la félicité éternelle et qu’il repose en paix. Nous autres allons copier sa passion et la joie de vivre qu’il avait.Que la terre de nos ancêtres lui soit légère ».
D’autres confrères lui consacrent des reportages à la radio, la télévision et dans les journaux. Tous reconnaissent les qualités managériales de ce professionnel mais aussi et surtout son amour pour le travail bien fait. Dans son sud natal, c’est la consternation totale. Le 23 décembre 2018, Benjamin Gerard Assouzo’o venait juste de célébrer ses 49 ans. Paix à son âme.
Ericien Pascal Nguiamba















