
La Coalition Camerounaise Contre le Tabac (C3T) rappelle que près de 7 millions de personnes meurent du tabagisme ou de l’exposition au tabagisme passif dans le monde chaque année. D’ici 2030, les décès liés au tabagisme devraient augmenter à plus de 8millions de décès par an selon l’Organisation Mondiale de la Santé.
Au Cameroun, la Journée Mondiale Sans Tabac 2019 se célébre dans un contexte national caractérisé par une forte prévalence du tabagisme en milieu jeune (10% de la population scolaire âgée entre 13 et 15 ans), une intense activité Publicitaire, commerciale et marketing de l’industrie du Tabac pour recruter de nouveaux fumeurs, principalement en milieu jeune, l’absence de règlementation adéquates et la non application de celles déjà existantes par les différents acteurs concernés. Face à la presse le 27 mai 2019 à Yaoundé pour le lancement des activités de cette journée mondiale sans tabac, les membres de la C3T ont interpellé le gouvernement et le grand public en général sur l’urgence de prendre des mesures adéquates pour sauver les vies.
Au Cameroun en l’absence des données exactes, les estimations font état de 3500 décès chaque année du fait d’une maladie liée à la consommation du Tabac explique Prince Mpondo du département communication de la C3T. Il relève aussi l’ignorance des méfaits sanitaires, Socio-économiques et environnementaux du tabac par la majeure partie de la population. D’où l’urgence et l’importance de la sensibilisation.
La Coalition Camerounaise Contre le Tabac C3T, se propose donc de sensibiliser et de présenter au public les changements attendus dès le 13 juin 2019, et de poursuivre son plaidoyer pour un meilleur contrôle du tabac au Cameroun, peut on lire dans un communiqué signé de la Présidente de la C3T, Dr. Flore Ndembiyembe. Une semaine d’activités est donc prévue dans plusieurs villes du pays dont Bafoussam (Région de l’ouest) le 31 mai 2019. Les autorités camerounaises sont ainsi interpellées pour une application urgente et efficace de la réglementation. Afin que les populations camerounaises, notamment les jeunes,ne meurent plus autant du fait des maladies liées à la consommation du tabac.
Ericien Pascal Nguiamba à Yaoundé













